Nour Malowé : "Dans mes romans, il y a toujours un livre qui sauve"
La romancière, dont le premier livre se situait en Afghanistan, nous emmène cette fois en Birmanie, ou plutôt au Myanmar, qui est son nouveau nom. Dans ''Garcia Lorca et le poète birman'', elle met en scène un poète déchu par la junte, dans un pays où la littérature est un crime.
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Le roman met en scène un homme traqué dans un pays où la littérature est un crime.
Nour Malowé est donc en train de nous dessiner, à sa façon, une carte littéraire des pires endroits de la planète : « Je voyage au gré des interdictions et ça me permet de prouver le pouvoir de la littérature. » Si elle décrit en effet les pires facettes des régimes où elle déploie ses histoires, elle fait en sorte que la littérature y soit toujours une ressource contre l'obscurantisme : « La beauté existe et elle est faite par des hommes. Et ça me permet de rétablir la justice de mon appréciation sur les humains [...] Dans mes romans, il y a toujours un livre qui sauve. »
Dans ce livre, un écrivain français en plein questionnement voyage et arrive en Birmanie où il est aussitôt approché par un jardinier qui lui adresse une demande déroutante : lui apporter ‘‘Noces de sang’’ de Federico Garcia Lorca. Qui est cet homme ? Pourquoi tient-il tant à lire ce livre dont la seule possession le met en danger ? C'est ce que va nous apprendre ‘‘Garcia Lorca et le poète birman’’.
Si vous souhaitez par ailleurs en savoir plus sur le premier roman de Nour Malowé ‘‘Le printemps reviendra’’, réécoutez son interview sur le 107.7.