Test comparatif : d’importants écarts entre les confitures de fraise
Le magazine Que Choisir a passé au crible 25 confitures de fraise et souligne les écarts majeurs entre les recettes : la teneur en fruits varie du simple au double, tout comme les quantités de sucre. L’origine des fruits reste souvent inconnue, seules quelques marques l’indiquant clairement. D’autres différences portent sur les additifs ou les alternatives sans sucre ajouté, qui n’ont pas le droit légal d’être nommées ''confitures''.
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Le test de 25 confitures révèle de lourds écarts entre fruit, sucre et ingrédients.
Contrairement à l’idée que l’on pourrait se faire, les fruits utilisés ne proviennent pas majoritairement de France. La production nationale est essentiellement destinée aux fruits frais et reste trop faible pour l’industrie. Les fabricants importent donc majoritairement d’Espagne, du Maroc, d’Égypte ou encore de Pologne. « Indiquer l’origine n’est pas obligatoire », rappelle Elsa Casalegno. Sur les 25 produits étudiés, seules 6 marques donnent une indication, parfois de manière imprécise.
Les différences tiennent aussi aux recettes et certaines ajoutent pectine, acidifiants ou conservateurs pour stabiliser texture ou goût. Une confiture contient même du sirop de fructose‑glucose. 2 produits se distinguent encore davantage : dépourvus de sucre ajouté, ils ne peuvent légalement être appelés ‘‘confitures’’. L’un utilise de la dextrine de blé et des édulcorants. L’autre, des ‘‘fibres végétales solubles’’ dont le fabricant n’a pas souhaité préciser la teneur.
Les écarts de prix, allant de 2 € à près de 15 € le kilo, confirment cette diversité. Certains produits abordables, comme la référence ‘‘Carrefour allégée en sucre’’, figurent pourtant en bonne position dans le classement publié par Que Choisir dominé par les confitures ‘‘Saint Mamet’’ et ‘‘Léonce Blanc’’.