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Les airbags Takata passent le contrôle technique

Comment faire en sorte qu'aucun véhicule équipé d'un airbag Takata défectueux n'échappe aux campagnes de rappel ? Ces équipements sont désormais vérifiés lors du contrôle technique. On fait le point avec notre consultant juridique, Maître Éric de Caumont, avocat spécialisé dans la défense des automobilistes.

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Les airbags Takata passent le contrôle technique
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La vérification de ces équipements est maintenant obligatoire lors du contrôle technique.

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C'est l'un des plus gros scandales du secteur automobile de ces dernières années : 1,7 millions de véhicules ont été soumis à une procédure de ‘‘stop drive’’ et une bonne partie d'entre eux serait encore en circulation. Ces fameux airbags Takata sont donc vérifiés lors des contrôles techniques depuis le 1er janvier dernier.

Comment ça se passe concrètement ? « Les centres de contrôle technique ont la liste de toutes les séries de véhicules qui sont concernés. Et ils sauront tout de suite si votre voiture fait partie de celles dont les airbags sont à remplacer », explique Maître de Caumont.

À partir de là, il y a 2 cas de figure, précise notre consultant : « Si votre véhicule est dans la catégorie des ‘‘stop drive’’, c'est-à-dire qu'il y a des suspicions extrêmement graves de défaillance critique, une contre-visite doit être réalisée dans les 2 mois, et vous n'avez plus le droit de conduire pendant ces 2 mois. » Concrètement, vous n'avez pas d'autre choix que d'emmener directement votre véhicule chez le garagiste. Dans le cas d'une défaillance majeure mais pas critique, il faudra également faire une contre-visite dans les 2 mois, mais il est possible de continuer de rouler durant ce laps de temps.

Dans un cas comme dans l'autre, vous ne devez pas être laissé sans solution de mobilité : « Le constructeur ou son représentant doit proposer un rendez-vous pour remplacer gratuitement les airbags dans un délai de 2 mois maximum. Si le rendez-vous est à plus de 15 jours, il doit également vous proposer gratuitement un véhicule de courtoisie ou tout autre moyen de transport alternatif. Si les délais ne sont pas respectés, le constructeur encourt une amende de 1000 euros par jour de retard. »
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