L'hommage de Romuald Grimbert-Barré au Chevalier de Saint-George
Romuald Grimbert-Barré jouait les quatuors à cordes de Saint-George, enfant avec ses frères. Aujourd'hui il lui consacre un album.
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Saint-George, homme de cour, violoniste, compositeur, escrimeur et révolutionnaire.
© Marc de Pierrefeu
Joseph Bologne, plus connu sous le nom du Chevalier de Saint Georges. Sa vie est digne de celle d'un personnage de roman. Né en Guadeloupe, d’un aristocrate français et d’une esclave, en 1745, élevé à Paris comme un homme de cour, il fut à la fois escrimeur de renom, violoniste, compositeur, et professeur de musique de Marie-Antoinette. Sa proximité avec la Cour ne l'empêcha toutefois pas de participer à la Révolution. Le violoniste Romuald Grimbert-Barré tenait à lui consacrer un album depuis de longues années.
Il jouait déjà sa musique, enfant, quand il donnait en concert avec ses frères des quatuors de Saint-George. Plus tard, lors de ses études aux Etats-Unis, où le Chevalier de Saint-George est étonnement plus connu que chez nous, il a trouvé quantité de partitions qui lui ont servi à élaborer ce disque intitulé ‘‘Caribbean Violin Concertos’’, enregistré avec l'Orchestre National de Cannes, sous la direction de Benjamin Levy (chez Aparté). Un album où figurent deux 2 concertos de Saint-George et un autre, contemporain, hommage au Chevalier, signé Thierry Pécou.
Romuald Grimbert-Barré est issu d’une famille où le grand-père guadeloupéen, Amédée Barré, est compositeur de musiques créoles, biguines notamment, où la mère est pianiste, le père, peintre, et les cinq frères et sœurs évoluent dans le monde de l’art. Il partage ainsi ses racines antillaises avec le Chevalier de Saint-George. Le métissage du Chevalier, sûrement jugé ‘‘exotique’’, n'a jamais empêché sa musique de rencontrer un immense succès au XVIIIᵉ siècle, ses œuvres étant jouées très régulièrement. Mais « La mère du Chevalier de Saint-George était esclave, il a donc mené une vie mêlée de racisme, de lutte », explique Romuald Grimbert-Barré.
L'ère napoléonienne se chargea de le faire retomber dans l'oubli, dont il sort petit à petit ces dernières années. Le violoniste, originaire de Chartres et basé à Paris, contribue à cette renaissance avec cet album singulier et éclatant : « Saint-George utilise vraiment l'écriture classique. C'est une écriture qui fait forcément penser aux maîtres de la période, Haydn et Mozart, mais je dirais que sa caractéristique, c'est vraiment la virtuosité qu'il donne au violon. Ces concertos sont des œuvres virtuoses et extrêmement pétillantes ! »
Romuald Grimbert-Barré est en concert le jeudi 28 mai à Paris à la salle Cortot, et à Cannes le 11 juin.
Il jouait déjà sa musique, enfant, quand il donnait en concert avec ses frères des quatuors de Saint-George. Plus tard, lors de ses études aux Etats-Unis, où le Chevalier de Saint-George est étonnement plus connu que chez nous, il a trouvé quantité de partitions qui lui ont servi à élaborer ce disque intitulé ‘‘Caribbean Violin Concertos’’, enregistré avec l'Orchestre National de Cannes, sous la direction de Benjamin Levy (chez Aparté). Un album où figurent deux 2 concertos de Saint-George et un autre, contemporain, hommage au Chevalier, signé Thierry Pécou.
Romuald Grimbert-Barré est issu d’une famille où le grand-père guadeloupéen, Amédée Barré, est compositeur de musiques créoles, biguines notamment, où la mère est pianiste, le père, peintre, et les cinq frères et sœurs évoluent dans le monde de l’art. Il partage ainsi ses racines antillaises avec le Chevalier de Saint-George. Le métissage du Chevalier, sûrement jugé ‘‘exotique’’, n'a jamais empêché sa musique de rencontrer un immense succès au XVIIIᵉ siècle, ses œuvres étant jouées très régulièrement. Mais « La mère du Chevalier de Saint-George était esclave, il a donc mené une vie mêlée de racisme, de lutte », explique Romuald Grimbert-Barré.
L'ère napoléonienne se chargea de le faire retomber dans l'oubli, dont il sort petit à petit ces dernières années. Le violoniste, originaire de Chartres et basé à Paris, contribue à cette renaissance avec cet album singulier et éclatant : « Saint-George utilise vraiment l'écriture classique. C'est une écriture qui fait forcément penser aux maîtres de la période, Haydn et Mozart, mais je dirais que sa caractéristique, c'est vraiment la virtuosité qu'il donne au violon. Ces concertos sont des œuvres virtuoses et extrêmement pétillantes ! »
Romuald Grimbert-Barré est en concert le jeudi 28 mai à Paris à la salle Cortot, et à Cannes le 11 juin.
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