Voitures chinoises : une offensive massive sur le marché européen
20 modèles de l'empire du Milieu ont été passés au crible par L'Automobile Magazine. Motorisations, dimensions, qualités, faiblesses et adaptation aux attentes françaises : le mensuel décrit une offre encore hétérogène, mais en pleine évolution, alors que les marques chinoises multiplient les tentatives pour séduire les conducteurs européens.
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Les constructeurs chinois accélèrent leur arrivée en Europe avec des modèles très variés.
Les premiers modèles chinois arrivés en Europe étaient principalement électriques. La donne a changé. Face aux taxes, aux droits de douane ou aux malus européens, les constructeurs ont élargi leurs offres. « Aujourd’hui, les modèles les plus vendus sont hybrides ou hybrides rechargeables », observe Christophe Congrega. Une stratégie qui rapproche les marques chinoises des attentes d’un marché encore largement tourné vers l’hybride.
Si la Chine raffole des grands véhicules, leur adaptation au marché européen est parfois délicate. Les gammes BYD, par exemple, s’étendent de petites citadines jusqu’à des SUV de 5 mètres. MG privilégie les modèles de taille moyenne, tandis que Xpeng mise sur des véhicules plus imposants. « Tous ne sont pas adaptés chez nous », note le journaliste de L'A.M., évoquant des voitures « un peu trop grandes » ou dotées de suspensions très souples.
Christophe Congrega insiste toutefois sur le niveau global de qualité : « Ils savent faire de tout, y compris du très bien fait. » Les différences proviennent davantage des habitudes des conducteurs chinois que d’un manque de savoir-faire. Le dossier inclut également un sondage sur la perception des Français et un portrait‑robot des modèles chinois, souvent marqués par une ergonomie complexe ou des aides électroniques intrusives.