Pour les utilitaires légers électriques (VUL), largement utilisés par les artisans et de nombreuses entreprises, le soutien devient plus avantageux. L’aide à l’achat ou à la location d’un petit VUL peut désormais atteindre 4 000 €, voire davantage selon les critères d’éligibilité.
Concrètement, la prime CEE remplace l’ancien bonus et introduit un éco‑score fondé sur l’origine de fabrication. Cela change la donne : pour accéder aux montants les plus élevés, le véhicule devra être majoritairement produit en Europe, notamment pour ses éléments structurants. Les modèles fabriqués hors Europe, ou issus de chaînes de production mixtes, verront leur niveau d’aide réduit.
Le montant reste par ailleurs lié au poids du véhicule, avec des aides pouvant aller jusqu’à 10 000 € pour les VUL les plus lourds et conformes aux critères.
Côté pratique, cela implique de vérifier en amont deux points clés avant toute commande :
- l’origine de fabrication du modèle choisi,
- son positionnement dans la grille de poids et d’éligibilité.
Changement aussi pour les aides aux poids lourds électriques
Pour les poids lourds électriques, la progression est encore plus marquée. Les aides peuvent désormais dépasser 100 000 € pour un tracteur routier électrique, contre environ 60 000 € auparavant. Cette évolution concerne principalement les entreprises de transport routier de marchandises, mais aussi celles qui gèrent des flottes internes.
Là encore, les critères reposent notamment sur la masse du véhicule et sur son lieu de fabrication au sein de l’Espace économique européen.
Dans la pratique, pour optimiser ces aides sur les poids lourds, il est nécessaire de :
- anticiper les commandes en intégrant les nouveaux critères dès la phase de consultation,
- comparer les modèles non seulement sur le prix, mais aussi sur leur éligibilité réelle aux aides maximales.
Ces nouvelles règles s’appliquent à tous les véhicules commandés à compter du 1er juin 2026. La liste des modèles éligibles doit encore être complétée progressivement…