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Des bus qui rejettent de la vapeur d'eau !

date 09/10/2019 - 02:28 | micro_reportage Charlotte Latour
C’est une première en France, des bus à hydrogène sont entrés en circulation en région parisienne. Il s’agit de deux bus de la ligne 264 qui assurent la liaison entre Versailles et Jouy-en-Josas. Mais est-ce vraiment un moyen de transport propre et pérenne ?
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 Des bus qui rejettent de la vapeur d'eau !
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La région Île-de-France s’est fixée un objectif : avoir recours uniquement à des bus dits propres d’ici 2029. Aujourd’hui d’ailleurs, la région n’achète plus aucun bus diesel. Elle privilégie l’électrique et le biogaz et se lance même dans un test avec l’hydrogène.

Dans un bus à hydrogène, il y a un moteur électrique qui puise son énergie dans une petite pile à combustible alimentée en hydrogène. Le dispositif rejette de l’eau, il est donc censé être propre selon Laurent Prost, directeur d’Île-de-France Mobilités : « C’est très propre et puis la pile à combustible ne prend pas beaucoup de place. Elle est plus facile à recycler que toutes les substances très chimiques qu’il y a dans toutes les batteries. Sur un bus électrique, une tonne de batterie est installée sur le toit. »

Autres avantages de l’hydrogène sur l’électrique, c’est l’autonomie. 300 kilomètres contre 200. Et puis la « recharge » car on fait le plein en 20 minutes. Et comme le moteur est plus petit, cela dégage aussi plus de places à bord.

Dans l’idée, voilà une solution respectueuse de l’environnement mais dans la pratique c’est moins évident car selon la façon dont il est produit, l’hydrogène peut être vert quand il génère zéro émission ou gris quand sa production crée du CO2. Laurent Prost, directeur d’Île-de-France Mobilités explique : « Une façon très verte de produire de l’hydrogène, c’est de prendre de l’eau et avec beaucoup de puissance électrique de casser le H2 de l’eau et ça rejette de l’oxygène. Le problème aujourd’hui, c’est qu’on produit beaucoup d’hydrogène gris. Car on prend de l’hydrocarbure, du gaz naturel, puis on casse la molécule et on récupère de l’hydrogène et on rejette du CO2. »

La balle est donc dans le camp des producteurs. Air Liquide, Engie ou encore Total doivent passer à une production décarbonnée pour assurer des transports verts : « C’est toujours mieux que le bus diesel qui lui émettra plus de CO2 et des particules. »

Il faut aussi que ces bus aient des bornes de rechargement, moins chères à l’achat et c’est aux fabricants de se mobiliser. La généralisation de ces bus n’est pas pour demain. Malgré tout, d'autres bus à hydrogène doivent entrer en circulation sous peu à Pau et dans le Pas-de-Calais.
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